La Farlède : la directrice de prison menacée de mort

Pénal

La Farlède : la directrice de prison menacée de mort

La compagne de Stéphane Raybier a été jugée pour avoir menacé la directrice de la prison après le suicide de ce proche de la « bande du Petit Bar » d'Ajaccio.

Le tribunal correctionnel de Toulon a condamné ce mercredi la compagne d'un membre présumé du milieu corse pour « menace de crime contre une personne dépositaire de l'autorité publique ». La directrice du centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède avait déposé plainte après un échange téléphonique, le 15 février 2021, avec la conjointe de Stéphane Raybier. Le corps de ce dernier, retrouvé sans vie par pendaison, avait été découvert la veille dans sa cellule.

Comme l’a rappelé le procureur Éric Moretti, c'est habituellement le chef d'un établissement pénitentiaire qui informe la famille après le décès d'un détenu - une tâche « pas facile » à réaliser.

« Je vais tous vous tuer, juge ou prison c'est la même chose. Faites attention à vous. Vous avez tué l'homme de ma vie »,

a répondu à la directrice l'amie du détenu, absente à son procès.

« Elle n'est toujours pas en état de pouvoir venir s'expliquer », a précisé son avocate, Me Charlotte Cesari.

« On ne remet pas en question le désespoir de madame, et les personnels pénitentiaires font régulièrement l'objet de menaces et d'injures, mais c'est le caractère sensible de l'affaire [dans laquelle Stéphane Raybier était soupçonné] qui est en cause. (…) Nous craignions véritablement que les menaces soient réalisées »,

a plaidé Me Morgan Daudé-Maginot, représentant les intérêts de la directrice de la prison.

Défavorablement connu de la justice, Stéphane Raybier, 54 ans, avait la réputation d'être un proche de la « bande du Petit Bar », un groupe criminel d'Ajaccio. Il avait été placé en détention provisoire le 15 janvier après une mise en examen à Marseille pour « blanchiment » et « non-justification de ressources ».

« Ce sont les paroles d'une femme totalement désespérée, hospitalisée après avoir appris le décès de son compagnon par la rumeur de la rue à Ajaccio, sous médicament, et sans discernement. Il n'y a pas d'histoire de Petit Bar, ni d'histoire de criminalité »,

a relativisé Me Cesari. Jusqu'à ce mercredi, le casier judiciaire de sa cliente, maître-nageur de profession, était d'ailleurs encore vierge.

Cette Ajacienne s'est excusée « à demi-mot » lors de son audition par les enquêteurs, a convenu le procureur. Elle a néanmoins été condamnée à trois mois de prison avec sursis. Le préjudice moral de la victime a été évalué à 500 euros.

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